Au coeur de l’hiver, essayons d’agir pour aider ceux qui sont dans le besoin… Les vêtements que l’on porte plus peuvent améliorer le confort de personnes dans le besoin.


Je marche, les mains dans les poches, le regard lointain sur ce sol glacial.
L’air me frigorifie et j’accélère le pas pour me réchauffer.
Par terre, à quelques mètres de moi, un homme avec pour seule maison
un carton, quelques bouteilles en plastique et une petite couverture sur une bouche d’aération.
Je passe devant lui chaque jour comme je passe devant des dizaines de sans-abris, comme des milliers de personnes.
Il a une incalculable collection de bouteille en plastique.
C’est sans doute tout ce qui lui reste.

J’enfonce mes mains déjà meurtries par le froid par quelques minutes passées dehors
et je pense à ce foyer qui m’attend. Ce lit, ce frigo, cette douche.
Je me sens désemparée et terriblement impuissante.
Je n’ai aucun pouvoir, j’ai honte et je baisse les yeux ne pouvant croiser son regard.
Je prends cet air d’indifférence que tant de gens savent prendre et je continue ma route.

Je voudrai pouvoir faire autre chose que donner de temps en temps une pièce ou un sandwich.
Alors depuis quelques mois je vais à la péniche du resto du cœur. Il s’agit d’une péniche hébergeant 60 sans-abris en réinsertion sociale pour quelques mois et qui distribue chaque soir de la nourriture aux personnes en besoin.
J’y vais un soir par semaine et même si ce n’est pas grand chose, je pense que si chacun fait un geste aussi infime soit-il cela peut aller loin.

Tout les jeudis il y a un « vestiaire » qui est ouvert, où l’on distribue des serviettes, des savons, des rasoirs, des manteaux, des pulls, des caleçons, des chaussettes, des écharpes,
bref le minimum dont un homme puisse avoir besoin entre 18 et 75 ans.
Aussi, si chez vous vous avez des affaires en trop et inutilisées mais en bon état, je ferai une collecte au retour du mini camps, le 26 février.
Si vous n’êtes pas là ce jour là, vous pouvez me joindre au 06.32.05.65.52

Merci à vous pour ces quelques minutes d’attention,
merci à Coluche.

Argali.


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