Dès la rentrée le clan Horiz’onze racontait déjà son projet de randonnée en Corse du mois de Juillet. Le montage diapos de fin d’année a été présenté et nous pouvons dire que l’enthousiasme était total. Pour autant, un témoignage de Sewell, patientait sagement sur la table de la rédaction, attendant sa publication. Dans ce climat de fin d’année où les souvenirs de 2011 resurgissent car il sera bientôt temps de tourner  la page et entrer dans l’année 2012, nous laissons la plume à Sewell qui nous conte ce projet Corse fabuleux…

Tout d’abord, une petite présentation s’impose. Nous sommes douze clanpins au clan Horiz’onze 2011, tous anciens éclaireurs et éclaireuses au groupe Jean-Baptiste Charcot.

Chaque année, un certain nombre d’éclaireurs entrent dans le clan, afin de monter un projet indépendamment du groupe (mais toujours surveillé, bien entendu). Cette année, notre clan était composé d’Indri, Irbis, Anoïa, Sewell, Bassenji, Nyala, Benjamin, Marie P., Laura et Isaac.

Le groupe des aînés

Après maints rebondissements, délibérations et propositions, nous avons finalement finalement choisi de passer 12 jours, du 15 au 27 Juillet, à découvrir les paysages corses, en passant par la côte Sud-Ouest et surtout par le fameux GR20 (Grande Randonnée). Le dépassement de soi, la recherche de nos propres limites… Voici Horiz’onze à la conquête de la montagne corse !

Anatis a été notre référente pendant l’année, bien qu’Ocelot ait pris le relais avant les vacances, et nous a accompagné durant le projet. En effet, Anatis montait son propre projet avec les JamJaés. C’est donc Marie Ohaco, ancienne louvette du groupe, qui a répondu présente à l’appel de la route, pour assurer les fonctions de directrice du camp itinérant. Pour la récolte des fonds, nous avons, durant l’année, participé à de nombreux ensachages en grandes surfaces ou à des emballages de cadeaux pour les boutiques Eric Bompard. Tout l’argent gagné nous a servi à l’achat des billets d’avions, du matériel de camping commun, ainsi qu’à la nourriture.

Jusqu’à tard, la veille du départ, l’intrigue planait dans le cœur des Horiz’onze : notre directrice de camp étant tombée malade, le projet entier était alors compromis. Nous devions probablement rejoindre la reste du groupe au grand camp, en Champagne-Ardennes. Retournement de situation, Ocelot nous informe que Koala, ayant pris ses vacances juste à ce moment, pouvait alors nous accompagner pour les premiers jours ! Il serait par la suite relayé par Marie, remise sur pieds. Malgré un réveil avant l’aurore, le décollage a donc bien eu lieu à 6h00 le vendredi 15 juillet à l’aéroport Charles de Gaulle.

La baie d'Ajaccio

Les six premiers jours, notre clan découvre la mer bleu, chaude, paradisiaque d’Ajaccio, les eaux vives en canyoning de Propriano ainsi que sa mer agitée, les falaises et calanques de Bonifacio lors d’une balade en mer, ainsi que son mystérieux cimetière marin, son port de plaisance et sa citadelle… Les marches que nous effectuions entre les campings nous permettaient de nous rendre compte que chaque centaine de grammes compte quand on les porte sur le dos !

L'arrivée à Conca

Nous avons passé la nuit avant la première étape du GR20 au refuge de Conca, point d’entrée de notre parcours au travers du fameux GR Corse. Ainsi, le lendemain, nous commençons alors notre aventure sportive…

Les étapes se sont alors suivis avec des groupes de marche se formaient d’eux-mêmes, selon le rythme de chacun. Les journées étaient bien remplies : entre 6 et 9 heures de marche intensive. Malgré cela, notre détermination était telle que nous avions toujours énormément d’avance par rapport aux calculs de temps estimés par notre Topo-guide du GR20 !

La montagne corse, et ceci chaque clanpin pourra le confirmer, nous a semblé d’une beauté exceptionnelle et singulière : présence d’un territoire sauvage, conservé et protégé, une végétation variée, aux senteurs de lavande, de menthe, de pissenlit pour ne citer que celles-là…

Vue depuis le GR20

Un panorama hors du commun s’offrait à nous : si au premier plan il nous était donné de voir des crêtes vertes et vallonnées, propice aux élevages de vaches, de moutons et de brebis, alors derrière les monts se laissaient entrevoir les rivages de la Méditerranée, se confondant au bleu d’un ciel pur et sans nuage.

Lors de notre étape de haute montagne

Tout comme la montagne, notre périple eut des hauts et des bas. La fatigue nous prenait par moment, entraînant des maladresses comme des casseroles entières renversées, des courbatures parfois soulagées par les bons conseils en gymnastique de Nyala ou les massages mutuels, des chevilles foulées… De mauvais balisages à l’origine d’une grosse frayeur à plus de deux milles mètre d’altitude dans des crêtes venteuses… Si les montées nous essoufflaient, les descentes nous étaient fatales pour les genoux ! Le soir, le coucher se faisait tôt, pour reprendre la marche en forme le lendemain.

Dans l’ensemble, malgré les douches froides, certaines difficultés à se ravitailler convenablement, le vent parfois très violent, les ampoules et les coups de soleil, et même les pleurs, rien de tout cela n’a pu remettre en doute notre motivation et l’efficacité de notre entraide même dans les pires situations. Ce qui a fait la force du clan, ce fut probablement d’être rester soudés malgré toutes les difficultés.

Sans nos chaussures de marche c'est pas mal aussi...

La moitié du GR20, partie sud, nous l’avons fait ! Malgré une journée de pause à cause de divers problèmes de fatigue et de bobos, nous avons doublé une étape, et sommes rentrés dans les temps à Ajaccio, pour prendre notre avion, le 27 juillet.

Mais notre aventure ne s’arrête pas là ! Et oui ! Si les bagages de Benjamin et d’Isaac avaient été malencontreusement oubliés à Paris par notre compagnie aérienne à notre arrivée, nous avons eu droit aux deux heures de retard de l’avion. Arrivés à Paris, à peine après avoir récupéré nos sacs, la sécurité nous empêche alors de quitter l’aéroport ! Par inadvertance, deux des nôtres avaient franchis dans le mauvais sens une porte automatique, restée bloquée et ouverte dû à une panne momentanée. Résultat, le plan vigipirate a dû être mis en place… juste pour une pause pipi. Après une heure et demi d’attente exaspérante pimentée de débats houleux, nous sommes finalement rentrés chez nous.

Seul souvenir manquant pour Nyala, celui de la crème solaire...

Nos cœurs sont encore pleins de souvenirs en tête, de moments inoubliables. Tant d’émotion nous submerge en repensant à notre aventure en Corse. À présent, il faut penser à l’avenir car certains sont devenus des responsables, tandis que d’autres ont quitté le groupe Charcot pour suivre leur propre chemin. Pour chacun la rentrée a apporté de grands changements, mais je pense que personne au sein du clan Horiz’onze n’oubliera cette étape que nous avons tous franchi avec succès, ce projet que nous avons tous accompli, ensemble.

Alors, à tous, parents, famille, amis, merci de nous avoir permis de réaliser ce projet ambitieux. Merci à nos référents, qui ont tant fait pour nous. Merci au groupe Charcot, pour votre soutien et pour avoir cru en nous.

Sur ce, bonne fin d’année à tous !

Sewell, Curieuse et Authentique

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